En bref : les personnes qui aiment ou commentent les publications d'un concurrent, ou d'un expert de votre domaine, s'intéressent déjà à votre sujet. La Surveillance de Sales Farmer les relève depuis les profils que vous suivez, ne garde que celles qui correspondent à votre cible, puis vous laissez la campagne les contacter. Les publications des pages entreprise ne sont pas encore lues.
Cette page décrit une fonction et son usage. Elle ne tranche pas le juridique : pour les données personnelles, lisez notre article sur le RGPD, puis faites valider votre pratique par un juriste.
Pourquoi regarder ce que font vos concurrents ?
Parce que leurs publications rassemblent des gens qui ont déjà levé la main. Une personne qui commente le post d'un concurrent sur un sujet précis vous dit quelque chose : ce sujet l'occupe en ce moment. C'est une raison d'écrire plus solide qu'un simple titre de poste.
L'idée n'est pas de « voler » des clients. Ces personnes n'ont rien signé avec ce concurrent, et rien ne vous empêche de leur proposer une autre approche. La limite : une réaction ne vaut pas une intention d'achat. Quelqu'un peut commenter par curiosité, par politesse ou pour contredire. Comptez donc avec des taux de réponse variables, et testez sur peu de monde avant d'élargir.
Que fait la Surveillance, concrètement ?
Vous indiquez qui surveiller. Sales Farmer vous trouve des prospects autour. Vous choisissez qui contacter. La Surveillance produit deux choses.
Des personnes qui réagissent. Pour chaque profil suivi, l'extension Chrome lit les publications récentes les plus commentées, puis les personnes qui les ont aimées ou commentées. Elle garde celles qui correspondent à votre cible et écarte les autres. Ces personnes alimentent la source « personnes qui réagissent » de Ma campagne.
Des événements. Sur les profils que vous observez, la Surveillance repère un changement de poste, un recrutement, une levée de fonds ou une nouvelle publication. Ce sont des moments pour écrire, et le premier message peut citer le fait.
Qui peut-on surveiller ?
Des profils de personnes : dirigeants d'acteurs concurrents ou voisins, experts reconnus, créateurs de contenu de votre domaine. Les personnes qui commentent leurs publications sont celles qui vous intéressent.
Les pages entreprise se surveillent aussi : collez le lien de la page (linkedin.com/company/…) comme une source. Sa lecture n'est confiée qu'à l'extension à partir de la version 4.10.0 ; avec une version plus ancienne, la page reste enregistrée mais n'est pas lue, et l'écran vous le dit. Les profils de ses dirigeants et de ses commerciaux restent un bon complément.
Vous pouvez suivre dix sources au plus. Pour chacune, Sales Farmer lit les publications des sept derniers jours, cinq au plus. Une source est relue une fois par jour, et la lecture s'arrête quand le plafond quotidien de lectures LinkedIn est atteint.
Comment démarrer ?
Trois gestes suffisent.
- Décrivez votre activité. La cible et l'anti-cible de votre profil de campagne servent à trier les personnes relevées. Sans description, tout le monde est gardé et le tri est inutile.
- Ajoutez des profils à surveiller. Vous collez les liens, ou vous demandez à l'IA de proposer des comptes à partir de votre activité. Rien n'est suivi tant que vous n'avez pas cliqué sur « Suivre ».
- Allumez la source dans Ma campagne. Les personnes qui réagissent rejoignent la liste à contacter, dans vos limites quotidiennes.
Vous gardez la main à chaque étape : vous pouvez retirer un profil, désactiver une source ou mettre la campagne en pause.
Que penser des comptes proposés par l'IA ?
Ce sont des pistes, pas des faits. L'IA propose cinq à dix comptes à partir de votre activité, et elle peut se tromper sur un nom, sur une adresse ou sur le sujet réel d'une personne. L'écran le dit : propositions à vérifier.
Ouvrez chaque profil avant de le suivre. Vérifiez que la personne publie bien sur votre sujet, et qu'elle est active. Un compte qui n'a rien publié depuis des mois ne vous apportera personne.
Comment écrire aux personnes relevées ?
Écrivez sur le sujet, jamais sur la surveillance. La phrase d'accroche se fonde sur ce que la personne a fait, par exemple « j'ai lu votre commentaire sous un post sur la facturation électronique ». Elle ne nomme pas la page d'un concurrent : citer sa source dirait d'où vient votre liste, et le message paraîtrait intrusif.
Gardez le message court, avec une seule question. Notre guide sur les modèles de messages donne des formulations à adapter. Dites aussi pourquoi vous écrivez, et laissez une sortie facile : une personne doit pouvoir refuser en un mot.
Un mot sur le nom du concurrent. Si la personne le cite elle-même, répondez simplement. Évitez toute comparaison dénigrante, parce qu'elle expose votre entreprise sans rien apporter.
Quelles précautions prendre ?
Trois précautions comptent plus que les autres.
Respecter LinkedIn. Les lectures passent par votre navigateur et votre session. LinkedIn limite les comptes très actifs, et lire beaucoup de pages contribue à l'activité visible de votre compte. Le plafond quotidien existe pour cette raison. Gardez des limites prudentes : voyez la page Limites LinkedIn.
Respecter les personnes. Les personnes relevées n'ont pas demandé à être contactées par vous. Soyez transparent sur la source de vos données si elles vous le demandent, respectez une demande d'opposition tout de suite, et utilisez la liste « ne plus contacter ». Le cadre juridique dépend de votre situation. Notre article sur le RGPD en rappelle les principes sans remplacer un avis professionnel.
Respecter votre cible. Une personne qui réagit chez un concurrent n'est pas forcément dans votre cible. Le tri par votre description est là pour cela : plus elle est précise, moins vous contactez de monde à tort.
Un exemple pour fixer les idées
Imaginons un éditeur de logiciel de facturation pour petits cabinets d'expertise comptable. Il suit trois profils : le directeur commercial d'un concurrent, un consultant qui publie sur la facturation électronique, et un responsable d'une fédération professionnelle. Chaque semaine, la Surveillance relève les personnes qui commentent leurs publications et ne garde que les gérants de cabinets de moins de vingt personnes.
L'éditeur écrit ensuite à ces gérants à propos de la facturation électronique, pas de son concurrent. Cet exemple est fictif. Il montre l'ordre des choses : un sujet précis, des profils proches de ce sujet, un tri par la cible, puis un message sur le sujet.
Limites
Voici ce que la Surveillance ne fait pas, ou fait mal.
- Elle lit les pages entreprise seulement avec l'extension 4.10.0 ou plus. Avec une version plus ancienne, seuls les profils de personnes sont lus.
- Elle dépend de l'extension. Chrome doit être ouvert, avec l'extension et LinkedIn connecté. Sinon, la lecture attend.
- Elle est plafonnée. Dix sources, cinq publications par source, et un plafond quotidien de lectures LinkedIn.
- Elle peut ne pas être activée sur votre compte. Le relevé automatique est déployé progressivement : l'écran le signale.
- Elle ne prouve pas une intention. Une réaction n'est pas un projet d'achat.
- L'offre Starter observe 10 profils, l'offre Growth n'a pas de limite de profils.
- L'IA propose, vous vérifiez. Un compte suggéré peut être faux ou inactif.
FAQ
La personne surveillée voit-elle que je la regarde ?
Les lectures se font avec votre session LinkedIn, comme si vous consultiez ses publications vous-même. LinkedIn décide de ce qu'il montre à la personne. Ne comptez pas sur l'invisibilité.
Puis-je surveiller la page entreprise d'un concurrent ?
Oui, avec l'extension Chrome en version 4.10.0 ou plus : collez le lien de la page comme une source. Avec une version plus ancienne, la page reste enregistrée mais ses publications ne sont pas lues. Les profils de ses dirigeants, de ses commerciaux ou des experts qui parlent de lui restent un bon complément.
Combien de comptes puis-je suivre ?
Dix sources de publications au plus. La surveillance d'événements (changements de poste, recrutements) compte aussi les profils : 10 dans l'offre Starter, sans limite dans l'offre Growth.
Est-ce légal de contacter ces personnes ?
La réponse dépend de votre situation, de votre pays et de la manière dont vous les contactez. Lisez notre article sur le RGPD, puis demandez l'avis d'un juriste. Cette page n'est pas un avis juridique.
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